Donald Trump propose la création d’un « conseil de la paix » destiné à résoudre les conflits mondiaux. Selon une charte obtenue par l’AFP, un ticket d’entrée d’un milliard de dollars serait exigé pour obtenir un siège permanent. La Maison Blanche avait déjà annoncé que ce conseil viserait initialement à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza. Mais le document révèle un mandat bien plus large, dépassant Gaza et pouvant devenir un substitut de l’ONU. Le préambule indique que le conseil vise à « promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable ». Il critique par ailleurs l’ONU et demande « le courage » de s’en « écarter ».

Une présidence à vie et un pouvoir étendu
Selon la charte, Donald Trump serait le « premier président du conseil de la paix » et pourrait conserver la présidence même après la fin de son mandat, jusqu’à sa « démission ». Il serait le seul à inviter ou révoquer les autres chefs d’État, sauf veto d’une majorité des deux tiers.
Le conseil exécutif, dirigé par Trump, inclurait sept membres, dont Marco Rubio, Jared Kushner, Steve Witkoff et Tony Blair. Chaque État membre aurait un mandat de trois ans, renouvelable par le président. Les États payant plus d’un milliard de dollars la première année ne seraient pas limités par cette durée.
Les premières acceptations et refus
Plusieurs pays ont accepté l’invitation : Israël, Hongrie, Argentine, Azerbaïdjan, Maroc, Égypte, Émirats arabes unis, Bahreïn et Arménie. D’autres restent prudents. La France « ne peut donner une suite favorable » pour l’instant, rappelant le rôle central de l’ONU. L’Allemagne et la Chine se réservent également.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, refuse de participer aux côtés de la Russie. Le Royaume-Uni s’inquiète de l’invitation faite à Vladimir Poutine. La Norvège et le Canada ont confirmé qu’ils n’accepteraient pas le paiement d’un milliard de dollars.
D’autres pays ont reçu l’invitation, dont l’Italie, la Suède, la Finlande, l’Albanie, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, l’Inde et la Corée du Sud.
Une charte encore non entrée en vigueur
La charte prévoit l’entrée en vigueur du conseil dès que « trois États » auront signé. Pour l’instant, le projet reste flou et soulève de nombreuses questions, notamment sur le respect de la structure et des principes de l’ONU. L’initiative divise la communauté internationale et alimente le débat sur le rôle des États-Unis dans la diplomatie mondiale.





