
L’accès à l’eau potable reste un défi au Togo, touchant à la fois les zones rurales et certains quartiers de Lomé. En 2025, malgré les efforts du gouvernement et des partenaires internationaux, les difficultés n’ont pas été totalement résolues. Au début de 2026, elles persistent. Cela soulève des questions sur l’efficacité des mesures et l’impact réel des investissements. Selon le gouvernement togolais, environ 72 % de la population avait accès à l’eau potable en 2025, un chiffre qui cache des inégalités et un accès parfois précaire.
Les difficultés dans les zones rurales
Dans l’intérieur du pays, de nombreux villages dépendent de puits ou de rivières dont la qualité et la disponibilité varient. Selon le Ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, environ 75 % des habitants ruraux avaient accès à l’eau potable en 2025, laissant un quart de la population sans accès fiable. Dans les zones semi-urbaines, ce taux tombait à 59 %, selon Togo First.
Les conséquences sont concrètes. Les enfants manquent parfois l’école pour aller chercher de l’eau et les femmes consacrent plusieurs heures par jour à cette tâche. Cela limite leur temps pour le travail ou d’autres activités économiques.
Les quartiers périphériques de Lomé
Même dans la capitale, l’accès à l’eau potable n’est pas uniforme. Certains quartiers périphériques disposent d’un faible raccordement au réseau public. De nombreux foyers dépendent de forages privés ou de camions-citernes, souvent coûteux. Les coupures régulières et la faible pression accentuent le problème. Selon le gouvernement togolais, environ 69 % de la population urbaine avait accès à l’eau potable en 2025, alors que l’objectif officiel visait 79 %. Cet écart reflète la différence entre les objectifs annoncés et la réalité vécue par les habitants.
Budget de 2025 : un investissement aux effets incertains
En janvier 2025, Togo First rapportait que le Togo avait prévu un budget prévisionnel de 19 milliards de francs CFA pour l’eau potable, dans le cadre de son ambition d’atteindre l’accès universel à l’eau d’ici 2030.
La question se pose : cet argent a-t-il vraiment amélioré la situation ? Les projets, comme la construction de forages et l’extension du réseau, ont été lancés. Mais les plaintes des citoyens persistent et les coupures restent fréquentes. Selon le Budget du citoyen 2025, la couverture nationale cible a été révisée à environ 72 %, au lieu des 85 % initialement prévus.
Cette situation soulève plusieurs interrogations. L’objectif de 2030 est-il encore réaliste ? Les infrastructures existantes suffisent-elles pour un accès tangible à l’eau potable ? Les citoyens peuvent-ils espérer une amélioration rapide ? Malgré l’investissement, l’impact réel sur le terrain reste limité.
Vers des solutions durables
Le gouvernement et des partenaires comme WaterAid Togo poursuivent des initiatives pour améliorer la situation, en construisant de nouveaux forages et en étendant le réseau. Mais le succès dépend aussi de la gestion durable des ressources et de l’implication des communautés locales. Le passage à 2026 sans solution complète montre que des efforts plus ciblés restent nécessaires pour garantir un accès fiable à l’eau potable.
L’accès à l’eau potable au Togo reste un défi fin 2025 et début 2026. Les zones rurales et certains quartiers de Lomé subissent encore des restrictions. Les données officielles montrent des progrès, mais elles ne reflètent pas entièrement la réalité vécue par les citoyens. La situation appelle à des mesures concrètes et soutenues pour que l’espoir d’un accès universel à l’eau potable d’ici 2030 devienne une réalité.





